Un meuble en quatre temps

Ce qui se rattrape, ce qui ne se rattrape pas
Un assemblage qui a du jeu, un pied cassé, un tiroir qui coince, un plateau marqué : tout cela se reprend. Ce qui se rattrape mal, c'est un bois attaqué par l'humidité en profondeur ou un placage décollé sur toute une face.
Je vous le dis avant de commencer plutôt qu'après. Sur du bois massif, la restauration vaut presque toujours le coup. Sur du placage collé sur aggloméré, rarement, et je préfère vous le dire que de prendre le chantier.

Décapage, ponçage, finition
Décapage de la vieille finition, ponçage progressif, puis huile, cire ou vernis selon l'usage du meuble. Une table de cuisine ne se finit pas comme une commode de chambre : l'une doit encaisser l'eau chaude et les traces, l'autre pas.
Le choix de la finition se discute avant le ponçage, parce que c'est lui qui détermine le grain où l'on s'arrête.

Les meubles qui viennent des débarras
La restauration est venue par les débarras. À force de sortir des armoires et des commodes de greniers, on apprend lesquelles sont en bois massif et méritent d'être reprises.
Une partie de ce que je récupère est remise en état puis revendue. C'est ce qui me permet de déduire du mobilier de vos devis de débarras, et ce sont des pièces qui ont déjà tenu cinquante ans debout.





